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JEANNETTE VERDIER

"Tu n'étais qu'une petite femme, mais tu étais une grande Française"
(Marc Baudru, Maire de Gourdon, Conseiller Général du Lot) 

Jeannette Dauliac est née le 12 février 1911 à Gourdon dans le département du Lot. Entrée dans l'enseignement, elle est nommée à Floirac, puis affectée dans le département de l'Eure. Son mariage avec un collègue Maurice Verdier, entraîna leur nomination le 1er octobre 1937 à Nargis. Dans ce lieu paisible, ils occupent un poste double offrant leurs enseignements aux jeunes nargisssiens.

La seconde guerre mondiale est là. Capitulation et occupation sont des termes qui n'ont pas lieu d'exister dans l'esprit de ces jeunes enseignants. "Ils s'insurgent et ne peuvent admettre cet ordre nouveau, ce gouvernement qui se déshonore en livrant la jeunesse à l'esclavage. Ils ne peuvent consentir à servir un tel régime. Ils sont jeunes. Ils ont un fils. Ils peuvent vivre tranquilles, mais ils ont un caractère, une conscience; ils ont choisi le chemin du devoir, le risque, la défense d'une juste cause, le combat" (1).

Les Verdier n'étaient pas inconscients quand ils firent bon marché de leur sécurité en entrant dans une organisation de Résistance, le réseau Etienne-Leblanc (Buckmaster). La maison d'école de Nargis devint lieu de rassemblement des membres du réseau et l'un des lieux d'hébergement de la radio britannique, Véra-Claudie Rolfe qui émettait avec Londres"(2).

Le 30 juillet 1944 les Verdier furent déportés avec leurs compagnons vers les camps nazis d’extermination. Maurice Verdier est interné à Buchenwald puis Dora. Jeannette, enceinte de son second enfant, connait divers camps de concentration et principalement Ravensbrück, où elle accoucha d’un fils aussitôt disparu. Malgré son énergique volonté à résister encore pour revoir ceux qu’elle aime, fils, mari, famille, c’est gravement malade qu’elle retrouve la liberté le 27 juin 1945 et qu’elle apprend le décès de son époux survenu à Elrich en décembre 1944 consécutivement à une congestion pulmonaire.
Elle lui survivra jusqu’au 18 avril 1947, date à laquelle la tuberculose l'emportera.

(1) Tiré du discours prononcé le 22 avril 1947 sur la tombe de Madame Jeannette Verdier par Marc Baudru, Maire de Gourdon, Conseiller Général. Bibliothèque Durzy. L 2367. (2) Extrait du "baptême" en 1964 du Collège d'enseignement technique de jeunes filles de Montargis Jeannette Verdier.

Source : http://www.gatinaisgeneal.org

MOT DU PROVISEUR

Accueillir tous les élèves pour les mener à la réussite est notre mission mais elle ne se limite pas à l'obtention des diplômes. Le lycée prépare aussi les jeunes à devenir des citoyens responsables, tolérants, ouverts, respectueux des autres, du bien commun et des règles du vivre ensemble.

Les équipes pédagogiques et éducatives travaillent ensemble afin de permettre à chaque élève de reprendre confiance, de prendre conscience de leurs capacités pour les exploiter au maximum, dans un climat serein propice aux apprentissages.

L'ensemble des personnels du lycée Jeannette Verdier se mobilise avec enthousiasme, patience et dévouement pour permettre à chaque jeune de devenir un acteur compétent pour le monde professionnel ou envisager une poursuite d'études.

                                                                                                                        Mme WILHELM